SYNDICALISME ET POLITIQUE
Un débat vieux comme le monde oppose syndicalisme et politique, censés s’exclure mutuellement en raison de la dissemblance des objectifs respectifs poursuivis. Mais l’auteur de l’article montre qu’il est idyllique de croire que politique et syndicalisme puissent s’ignorer aussi superbement. Car, cite t-il un homme politique burkinabè “si vous ne faites pas la politique, la politique, elle, vous fera ! ” |
|
Un débat aussi vieux que le monde et qui n’est pas près d’être clos, est sans doute celui relatif aux rapports entre politique et syndicalisme. Celui-ci rappelle le vieux débat sur le sexe des anges. L‘on a souvent soutenu, avec force conviction, qu’il existe entre le monde de la politique (prise dans son sens le plus élevé) et celui non moins respectable du syndicalisme la même différence que celle qui sépare le jour et la nuit ou, pour utiliser une image plus prosaïque, la distance qui sépare le ciel de la terre. Syndicalisme et politique s’excluraient mutuellement en raison de la dissemblance des objectifs respectifs poursuivis. A la politique, entendue dans le sens noble “de la gestion de la cité”, est assignée la mission de lutte pour la conquête et l’exercice du pouvoir d’État. Et rien, de ce point de vue, n’est aussi passionnant que “jouir du pouvoir”, pour reprendre le titre fort suggestif de l’ouvrage de Bertrand de Jouvenel !
Au syndicalisme est assignée, selon une formule désormais classique, la mission traditionnelle de “défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs”. II s’ensuit par conséquent que ces deux activités humaines peuvent théoriquement évoluer de manière parallèle ou autonome, sans peut-être jamais se croiser. Mais cette conception idyllique des choses peut induire en erreur, car il y aurait quelque naïveté.
Vous pouvez l'obtenir en cliquant sur ce lien: (vous devez d'abord disposer de Acrobat Reader) syndicalisme et politique |